Le Rotulus: Quézaco?
Le Rotulus, c’est le nom latin donné au rouleau de lecture vertical, utilisé jusqu’à la popularisation du livre « codex » qui s’est définitivement posé la reliure dans notre bibliothèque au milieu du Moyen-âge.
Nous avons tous en tête l'image du messager royal, rouleau à la main, parcourant les bourgs et les villages, déployant les nouvelles du royaume à coup de « Oyez Oyez »!
Cet usage vous rappelle quelque chose ? N’est-ce pas ce que l’on fait, l’index fébrile, tout à sa hâte de faire défiler les nouvelles du monde, déclamées sur nos écrans ?
Une autre façon de scroller...
Aujourd’hui, l’Art est devenu plus accessible, mais il semble qu'on ait oublié sa capacité à arrêter le temps. Sur la toile tout se trouve et se retrouve, et rien ne semble vouloir s’y fixer.
Scroller c’est un passe temps, un réflexe. On s’arrête sur un dessin, un texte, une citation, une photo, on se dit qu’on y reviendra, parce qu’on a été touché, interpellé, amusé, puis on oublie.
Le Rotulus propose de faire le pont entre notre monde d'écrans et le rouleau antique, en témoignant de l'imbrication millénaire de la parole et de l'image. Il invite à extraire le geste artistique de l’écran pour l’accrocher, le marquer en “favori” d’une façon plus pérenne que celle proposée par une barre de recherche. Il est un clin d'oeil à notre histoire et le témoin d'un geste vieux comme le monde, d'une action que l'on perpétue tous les jours: le déroulement.
Voilà des siècles qu'avec acharnement nous cherchons à faire défiler des nouvelles du monde. Scroller ne date pas d'hier!
Découvrez les collaborations avec des auteurs qui ont aimé éditer leur texte sur rotulus et m'en confier l'illustration.